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DELEGATION |
FORCE OUVRIERE |
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YAN COURIO |
PASCAL CHABAS |
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1) Projet stratégique
Nous rentrons dans la phase 2. Quatre axes de travail ont été définis et travaillés en inter régionales :
- développer notre chiffre d’affaires et diversifier nos clients
- innover dans nos pratiques pédagogiques
- améliorer notre rentabilité
- faire de la satisfaction client un critère de référence du management.
Ces travaux devraient aboutir mi juillet.
Pour FO : rien de nouveau sous le soleil ! Le DG mobilise ses cadres et de l’argent public sur des sujets déjà traités. Quel gaspillage de temps et d’argent. Il ferait mieux d’augmenter les salaires…
2) Relations avec le Conseil régional
Le conseil régional a décidé de créer un service public régional de formation professionnelle, adossé à une structure juridique type SSIG (services sociaux d’intérêt général). Cette structure intègre non seulement la formation mais tous les services annexes (hébergement, restauration…). La commande sera passée sur appel d’offre tous les 3 ans en un seul lot. Ce service sera destiné aux publics les plus fragiles.
Pour FO : ce projet a été soumis au CESR. Cette commission paritaire régionale donne son avis sur les orientations politiques et économiques du conseil régional. Force Ouvrière a été la seule organisation syndicale à s’opposer à ce projet et a fait la déclaration suivante :
« La délégation FO souligne qu’un service public de formation des demandeurs d’emploi ne peut être que sous tutelle de l’état. En effet, l’égalité d’accès à la formation sur tout le territoire national ne peut être garantit qu’à cette condition. De plus, l’AFPA NATIONALE permet aux demandeurs d’emplois de bénéficier d’une construction de parcours et d’effectuer une formation qualifiante et gratuite débouchant sur des titres du ministère de l’emploi de niveaux V à III.
La région PDL, par le projet présenté, n’offre pas les mêmes perspectives en termes de qualification, en mettant l’accent sur des certifications partielles et n’offrant la gratuité qu’au niveau V. Cette politique ne favorise en rien les publics les plus éloignés de l’emploi et pénalise assurément la possibilité de promotion sociale en entravant l’accès aux formations de niveaux supérieurs.
3) Grippe porcine
La direction est attentive quant à une éventuelle pandémie grippale. Le danger pourrait se présenter plutôt à partir de l’automne. Des mesures seront prises si le cas se présentait.
Déclaration FO :
« Le bilan social 2008 laisse encore une fois apparaître une augmentation des emplois précaires avec 34.5% de CDD. Nous notons que la région perd 15 ETP CDI soit une augmentation de 30% par rapport à 2007.
Autre point négatif du bilan : l’augmentation des absences pour maladie. Si l’on analyse les données par catégorie, on s’aperçoit qu’en l’espace de 3 ans la catégorie C02 (management établissement) a quasiment quadruplé le nombre de jours d’absence. Les autres catégories (hormis les 1 et 6) accusent une augmentation vertigineuse des jours d’absence, sans communes mesures avec les valeurs différentielles entre 2006 et 2007. Pour Force ouvrière, cette situation est due assurément à la dégradation des conditions de travail et à l’aggravation des risques psycho-sociaux. Contrairement aux conclusions subjectives de l’enquête IPSOS, les salariés de l’AFPA ne travaillent pas tous dans des conditions favorables à leur épanouissement. En matière de politique salariale, FO constate que les 10 rémunérations les plus élevées ont bénéficié d’une augmentation mensuelle de 333 euros, ce qui porte le salaire moyen à 7194 euros alors que les salariés de l’association sont victimes de la politique de modération salariale dictée par la DG. Pour toutes ces raisons, la délégation FO émet un avis négatif sur le bilan social 2008. »
Déclaration FO :
« La délégation Force ouvrière constate que la réalisation des formations internes est à l’objectif et que la formation externe est en régression constante. Cependant ce constat doit être nuancé par les durées de formations qui sont de plus en plus courtes : 77% sont égales ou inférieures à 2 jours. On peut remarquer que l’encadrement est la population qui a bénéficiée le plus des actions de formations (47 sur 48 CDI). Concernant le DIF. Le « D » veut dire « droit » mais l’esprit de l’ANI est bafoué et le « D » devient « demande ». Le DIF ne doit pas se substituer au PFE et en mettant en avant l’intérêt partagé cela conduit à cette dérive. La délégation Force Ouvrière ne peut émettre qu’un avis négatif sur ce bilan. »
Déclaration FO :
« Le plan d’action sur le recrutement de travailleurs handicapés progresse encore en 2008. En 2007, 3 sites après minoration étaient en déficit, en 2008 il ne reste que St Herblain et Fontenay. Attention tout de même à la pyramide d’âge qui dénote une population TH vieillissante. Cette évolution de la politique RH semble être en concordance avec l’esprit de l’accord national dont nous sommes signataires. Pour ces raisons, la délégation FO émet un avis positif sur ce bilan. »
Sur ce sujet qui n’a pas trouvé de consensus au niveau national, la direction va à marche forcée pour dérouler sa réforme à partir du mois de septembre. Force Ouvrière a consacré un dossier spécial sur ce sujet dans le n°138 de son journal.
Pour le consulter : http://www.fo-afpa.fr/IMG/journal_afpa_N-138.pdf
Monsieur le Rédacteur en Chef
OUEST France
44000 NANTES
Nantes, le 11 mai 2009
Monsieur,
Dans votre édition datée du 9/10 mai et en pages Pays de la Loire, vous avez fait état de la session du Conseil Economique et Social des Pays de Loire qui s’est tenue à ANGERS le jeudi 7 mai.
En prélude à un entretien (non signé) avec le rapporteur général du budget, votre article précise : « Il arrive au Conseil Economique et Social d’être sévère pour l’action de la région. Cette fois, son plan fait l’unanimité », ce qui, pour le moins, n’est pas conforme à la réalité, dès lors que le groupe Force Ouvrière a voté contre le projet d’avis du CESR et est intervenu en ce sens lors de la discussion.
En effet, si Force Ouvrière soutient les investissements de la région et leur anticipation pour contribuer à maintenir des emplois, le projet d’avis soumis au vote s’appuie également sur des « préconisations des partenaires sociaux », que FO a refusé de valider dès lors qu’elles ne répondent pas à l’ampleur de la crise, notamment en matière d’emploi.
Ainsi, face à un accroissement considérable des plans de licenciements et du chômage des jeunes, en particulier dans la région, Force Ouvrière considère comme indispensable le rétablissement des pré-retraites, ce qui a été rejeté par les organisations patronales.
De même, le démantèlement de l’AFPA régionalisée et ravalée au rang d’un opérateur de formation parmi d’autres, conduit à des choix régionaux qui minorent les droits des demandeurs d’emploi, en termes de qualification et de gratuité.
Je vous demande en conséquence de rétablir la réalité des faits dans une prochaine édition.
Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.
Armelle LE MAUFF
Membre de la délégation FO au CESR
Le Conseil National FORCE OUVRIERE de l’Afpa s’adresse à tous les salariés.
La situation que chaque salarié subit devient chaque jour plus inacceptable.
Le processus de démantèlement du service public de formation professionnelle des adultes se met en place avec toutes les conséquences : dégradation des conditions d’emploi, de travail et perte de nos emplois. La poursuite de ce démantèlement se traduit par :
· Une situation chaotique dans les établissements : précarisation des contrats de travail, non respect du code du travail et mépris du droit contractuel et des accords en vigueur.
· Des restructurations territoriales, par pôles de compétences, par filières… que FO qualifie de « déstructurations » alors que l’Afpa est organisée depuis toujours autour de ses centres de formation.
Cela revient à remettre en cause le statut d’association nationale de formation professionnelle des adultes.
Contrairement aux affirmations de la Direction, l’Afpa n’est pas une entreprise : elle n’a pas à dégager de bénéfices, ni à verser de dividendes.
L’Assemblée Générale de l’Afpa n’a rien décidé, en conséquence FO affirme que toutes ces mesures sont contraires aux statuts de l’association !
Force Ouvrière réaffirme : toutes ces difficultés résultent de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales. Pour Force Ouvrière, stopper les processus en cours passe par l’abrogation des articles de cette loi qui concernent l’Afpa.
Plus que jamais, le syndicat FO Afpa, avec sa confédération, agit sur la base des revendications clairement exprimées le 18 mars à la Bourse du Travail de Paris par les 338 représentants du personnel réunis à l’appel de leurs syndicats :
· Le maintien des financements publics par subvention en refusant la mise en concurrence des formations,
· La préservation de l’Afpa et le maintien de tous les emplois,
· La pérennité du Siège National avec des fonctions centrales fortes et structurantes,
· Le maintien au sein de l’Afpa des services d’orientation dans leurs missions actuelles,
· Le maintien de la direction de l’ingénierie,
· Le maintien du dispositif itinérants,
· Le maintien des services d’accompagnement permettant l’égalité d’accès (hébergement gratuit, restauration, médecins du travail, rémunération des stagiaires),
· Le retrait du projet de la direction sur l’évolution du métier de formateur.
Les salariés n’ont pas à payer la facture de la crise !
C’est pourquoi FO Afpa avec sa confédération revendique une augmentation de 15 % des salaires ce qui correspond à la perte de pouvoir d’achat depuis 10 ans.
FO Afpa réitère sa proposition aux autres organisations syndicales d’organiser la grève franche pour obtenir la satisfaction de nos revendications.
Rien n’est inéluctable : les attaques menées contre le monde du travail ne sont pas une fatalité : le conseil national de FORCE OUVRIERE vous appelle à rejoindre le syndicalisme indépendant : le Syndicat National FORCE OUVRIERE Afpa.
Objet : AFPA : Une AG extraordinaire, houleuse, à juste titre.
Chers camarades,
L’assemblée générale de l’AFPA, convoquée le 9 janvier dernier, s’est déroulée dans un climat chargé de tensions et d’exaspérations. A l’ordre du jour, deux demandes d’avis étroitement liées visant pour la première, les conditions de transfert de l’orientation des demandeurs d’emploi vers la formation pôle emploi, la seconde devant valider les dispositions du projet de Loi légalisant le transfert de ces services.
Après un bureau où les échanges, entre le tandem président/directeur général et les confédérations syndicales furent vifs, les personnels investissaient l’AG dès l’ouverture pour signifier à l’exécutif leur refus de voir déposséder l’AFPA de ses moyens.
Dans un environnement où l’évolution de l’AFPA cumule des inconnues qui durent – régionalisation, soumission aux règles de la concurrence, incertitude sur le maintien des missions, indécision sur l’avenir du patrimoine, réforme de la formation professionnelle… la décision du gouvernement, privant l’association de son épine dorsale a valu un assaut de protestations. Car, plus contestable encore, les modalités de ce transfert, ne ressortent pas d’un vote en bonne et due forme de l’assemblée générale. Elles découlent d’un rapport commandé des pouvoirs publics et rédigé par les directeur généraux des structures de départ (AFPA) et d’accueil (Pôle Emploi) qui n’hésitent pas à anticiper l’opération au 1er avril 2010.
Selon les termes de la lettre de mission, ce rapport devait être discuté dans le respect des règles du dialogue social. Or, le dialogue sur le fond, visant à analyser les avantages et les risques d’un transfert de capital humain et matériel – qui permettrait d’une part à pôle emploi de palier son manque d’effectifs – et dessaisirait de l’autre l’AFPA d’un outil indispensable à sa mission et au-delà à son existence – il ne fut pas question. De même que les propositions faisant office de garanties apportées aux salariés transférées ne semblent pas négociables et de surcroît non certifiées par les pouvoirs publics.
C’est peu de dire qu’en opposant une fin de non recevoir au principe même d’un débat sur la base d’orientations mettant l’AFPA en situation d’insécurité, le Président a affaibli les prérogatives de l’assemblée générale, confortant ainsi la décision unilatérale du gouvernement.
Mais plus grave, face aux déclarations des confédérations FO – CGT – CFDT condamnant le transfert des services d’orientation imposé par un passage en force, il retirait de l’ordre du jour le vote sur le rapport, décision que nous avons contesté en vain, et malgré l’intervention de la commissaire du gouvernement, estimant « curieux d’avoir une résolution de la gouvernance qui ne souhaite pas se prononcer sur un rapport traitant du processus ».
Au final, le Président a obtenu, ce qui devait être l’objectif de son mandat, à savoir l’avis sur les dispositions du projet de Loi. Celui-ci a recueilli la majorité :
25 voix pour à Etat – employeurs – CGC
9 voix contre à FO – CGT – CFDT – ARF
1 abstention à CFTC
Ce vote diffère de celui de pôle emploi où la CFDT s’est abstenue.
Quoi qu’il en soit de l’avis rendu, la confédération Force Ouvrière n’entend pas en rester à ce point de non retour qui condamnerait l’AFPA à rechercher ses propres ressources pour survivre. Elle saisit le secrétaire d’Etat à l’emploi pour lever les vices de forme et de fond qui mettent en cause la légitimité du rapport, et ce faisant du transfert.
Avec nos amitiés syndicalistes,
*Marie-Suzie PUNGIER Jean-Claude MAILLY
Secrétaire confédérale Secrétaire général
Représentante FO au bureau de l'AFPA
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DELEGATION |
FORCE |
OUVRIERE |
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Martial MIRAILLES |
Bruno MONDON |
Alain DEGAT |
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Nomination :
Un nouveau DGA auprès de Philippe Caïla, chargé des relations avec l’ARF et de la rédaction du prochain COMP (Contrat d’Objectifs, de Moyens et Performances), ainsi que de la coordination interrégionale : M. Jacques FEYTIS est un ex contrôleur général des armées.
Enquête IPSOS :
Vers un taux de 50 % de réponses
CTP (Contrat de Transition Professionnel) :
Après avoir été rejetée par l’Assemblée Nationale, l’AFPA récupère le CTP en sous-traitance
CRP (Convention de Reclassement personnalisé) :
La CRP sera soumise à appel d’offres par Pole Emploi : l’AFPA soumissionnera.
Publics spécifiques :
L’AFPA est seul organisme à répondre à cet appel d’offres valable pour 3 ans.
Elections professionnelles :
Toujours rien de nouveau ; le dossier est entre les mains de la DDTEFP de Seine Saint Denis.
Enquête régionale sur la restauration :
Les stagiaires usagers des restaurants AFPA seront interrogés pour tenter une reconquête de clientèle.
A L’ORDRE DU JOUR :
Non respect des EIF :
Les stagiaires faisant remonter des doléances sont rares : ce sont des grognons ou des déçus par leur résultats à l’examen ; rien de grave .
Bilan de la convention tripartite 2008 :
Pas bon ; mais quand même le Conseil Régional maintient sa contribution financière au même niveau ! Dommage qu’elle dédaigne l’inflation (6% en deux ans).
Développement durable :
Ca suit son cours ! Pas d’ambition en terme de résultat ; mais retenir la louable intention de s’inscrire dans la démarche.
Facility Management :
Appel d’offres bouclé et prestataire choisi. Son identité sera dévoilée sous 10 jours.
La sous-traitance portera sur le traitement des déchets, la gestion des énergies et fluides, la blanchisserie, les télécoms, la maintenance des équipements etc.
6000 compétences :
Pas perdu, mais sujet réorienté vers l’aide aux entreprises.
Enquête satisfactions stagiaires :
Globalement satisfaits des formateurs, les stagiaires sont plus durs envers les locaux et matériels de formation.
Emploi :
CDD fourre tout ; CDI mal classifiés : le DR renvoie le sujet en invitant son RRH à revoir ses notes.
COMMENTAIRE FO SUR CE CRE :
Pour le moins, la situation est fragile ! FO l’annonce depuis longtemps ! Faut-il le répéter ?
Ce qui est nouveau, c’est que la Direction est à présent aujourd’hui de notre avis ! Que ce soit sur la production financée par la puissance publique ou celle relevant de nos autres partenaires, les chiffres sont tous dans le rouge.
On ferme des formations, on ne renouvelle pas les effectifs ; le seul levier pour maintenir l’AFPA à flot est l’augmentation de la productivité. L’enquête « satisfaction stagiaires » donne une réponse éloquente à cette stratégie.
La nomination d’un DGA super flic au cul des DR démontre que le DG a pris conscience des risques. L’ancien DG avait du oublier de lui relater !
L’option Facility Management relève de la même logique : diminuer les coûts.
La politique RH n’est pas contraire à cette politique, au point que les règles nationales de gestion du personnel sont bafouées, même truquées.
Le sauveur ? Pôle Emploi ? Mais pas avant septembre !
Le développement durable ? Discours auquel on doit adhérer mais auquel aucun acte concret n’est accolé.
Le cochon est dans le maïs ! Nos hiérarchiques font le constat de leurs incompétences ; mais, prudence ! Ils essaieront de se venger en nous mettant encore plus la pression !
VENUE DU DG EN REGION PAYS DE LA LOIRE :
Après sollicitation du DG, le DR refuse de placer des vigiles à l’entrée du centre de Saint Herblain pour la venue de Philippe Caïla. En échange, il demande aux OS de contenir les éventuels mouvements d’humeur du personnel !
Comment qualifier cette attitude ? Ne serait-ce pas une forme de fébrilité ?
Le 19 mars tous en grève !
Tous dans la rue pour manifester derrière les banderoles
« Non au démantèlement de l’AFPA ! » !
Les organisations syndicales CGT, CFDT, CGT-FO, SUD-Solidaires et CFTC de l’AFPA confirment leur appel à amplifier la mobilisation à l’occasion de la journée d’action interprofessionnelle du 19 mars 2009.
Nous avons toutes les raisons d'être en grève et de rejoindre les manifestations interprofessionnelles :
· Pour des augmentations générales de salaires
· Pour des créations d’emplois et le passage en CDI des emplois précaires
· Pour le maintien et le développement d’une AFPA nationale permettant d’assurer à tous, à égalité de droits sur l’ensemble du territoire, le service public de formation professionnelle diplômante
· Contre le départ de l’orientation
· Contre la disparition programmée du pré-qualifiant
· Contre la privatisation de la restauration et de l’hébergement et la liquidation des services associés
· Contre la marchandisation de la formation
· Contre les restructurations en région
· Pour un réengagement de l’Etat en faveur d e l’AFPA à la hauteur des besoins considérables en matière d’orientation, de formation, d’accompagnement et de qualification
Nous devons, nous pouvons bloquer la machine à détruire l’AFPA !
Les revendications des salariés de l’AFPA rejoignent celles de tous les salariés du pays, qui exigent l’arrêt de toutes les régressions sociales à l’œuvre tant dans le secteur privé que dans le secteur public.
Les syndicats de l'AFPA appellent l'ensemble du personnel à se réunir dès à présent en assemblées générales pour préparer la journée du 19 mars et envisager les suites à lui donner. Ils se retrouveront en intersyndicale le lundi 23 mars.
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DELEGATION FORCE OUVRIERE |
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Bruno MONDON |
Yan COURIO |
Martial MIRAILLES |
Alain DEGAT |
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INFOS DU PRESIDENT
1) Nominations
Yann PICAULT est nommé directeur d'Angers à compter du 1er mars et Brigitte MAUDET prend sa place à la direction de Laval (mutation de Bourges).
Le DG confirme les deux DG adjoints : Vincent DESTIVAL et Patricia BOUILLAGUET. Il a également nommé Chantal PARENT comme conseillère en communication (elle devait être dans ses
bagages).
2) Publics spécifiques ex PAS EMPLOI (militaires, ultras marins, TH, détenus et femmes)
L'appel d'offre sur les publics spécifiques a été lancé par l'état. Cette offre est donc publique et est composée de 5 lots (1 lot par public). L'AFPA répondra à cet appel d'offre.
Pour FO : la mise en concurrence du PAS EMPLOI démontre un peu plus, si besoin était, le désengagement de l'état. Les politiques se retranchent derrière les règles communautaires pour
effectuer leur besogne destructrice. C'est quand même les mêmes qui signent les traités européens !
3) CRP (Convention de Reclassement personnalisé)
Une négociation est en cours avec la Direction générale du travail de l'emploi et de la formation professionnelle pour l'établissement d'une convention donnant à l'AFPA la mission de former les
salariés licenciés relevant d'une CRP.
4) Projet stratégique
La Direction sous l'impulsion du Président de l'AFPA va élaborer une démarche stratégique pour l'institution. Pour ce faire, une grande enquête en ligne sera adressée très prochainement à tous
les salariés. De plus, des groupes de travail des salariés et du management vont être mis en place sur les axes suivants :
a. La redéfinition des missions d'intérêt général de l'AFPA dans le cadre de la mise en concurrence de ses activités.
b. La place de l'AFPA sur le secteur de la formation professionnelle pour adultes et son articulation avec Pôle Emploi.
c. Les bases sur lesquelles l'AFPA doit construire de nouvelles relations avec l'ensemble de ses prescripteurs, clients et partenaires : état, régions, pôle emploi, entreprises, CCI, branches
professionnelles, etc.
d. Faire en sorte que notre offre de formation soit toujours en meilleure adéquation avec les besoins du marché de l'emploi, en particulier avec les nouveaux métiers de demain et avec les
attentes de nos clients prescripteurs.
e. Mettre en place une organisation qui réponde pleinement aux contraintes de la concurrence et nous permette, à l'avenir, de saisir de nouvelles opportunités de développement.
Pour FO : De qui se moque t on ? Après les inter régionales sur l'évolution du métier de formateur, auxquelles ont participé les salariés, qui ont débouchées sur un projet destructeur
du statut de formateur, on voudrait nous faire croire que notre avis les intéresse ? Pour notre part il est hors de question de rentrer dans un système de concertation qui nous associerait de
fait à des décisions engendrant des reculs sociaux. La direction agite un chiffon rouge et il est bien regrettable que d'autres soient tentés de parader avec elle.
Un syndicat est fait pour revendiquer et négocier et non pour cogérer l'entreprise avec le patron. Cela étant, nous serons très attentifs aux orientations choisies par la
direction.
DOSSIER ORIENTATION
(Extrait du CCE)
Sur cette question (comme sur bien d'autres) notre syndicat n'a jamais varié de position : les services d'orientation doivent rester une partie indivisible de l'association et demeurer intégrés à
une AFPA nationale.
La loi du 29 janvier 2008 met en place la fusion de l'ANPE et de l'UNEDIC.
Son article 12 prévoit le transfert éventuel des services d'orientation vers Pôle Emploi.
Force Ouvrière constate qu'après les annonces faites par le secrétaire d'Etat à l'emploi lors de l'assemblée générale de janvier, le transfert n'est plus une éventualité mais qu'il est d'ores et
déjà une réalité.
Le syndicat Force Ouvrière y est fermement opposé.
L'AFPA est un tout (formation, orientation, hébergement, restauration) au service des stagiaires en formation professionnelle, dans le cadre d'un service public
national de formation professionnelle.
Se séparer des services d'orientation participe au démantèlement de l'AFPA.
En s'appuyant sur les orientations données par le secrétaire d'Etat à l'emploi, la direction générale travaille sur 5 scénarii différents dont chacun présente «un
risque économique», même limité.
1. Pas de transfert des moyens
2. Transfert de l'ensemble des moyens des CROP et de l'INOIP
3. Transfert d'une partie des moyens de production seuls
4. Transfert d'une partie des moyens de production et de support
5. Mise en place d'une structure commune Pôle Emploi/AFPA
Nous n'envisageons en aucune manière de nous inscrire dans un de ces projets.
Pour mémoire Force Ouvrière rappelle simplement que le scénario N° 1 ne comprend pas d'emplois transférés mais que le risque économique serait au minimum de 50 M€
(avec un EBE de 33m€ prévu en 2009).
Les arguments économiques avancés par la direction générale sont extrêmement contestables, dans la mesure où sont occultées d'autres opportunités notamment celles qui pourraient être offertes par
les conseils régionaux intéressés par les prestations des services d'orientation de l'AFPA.
Il en est de même pour tous les autres scénarii.
Dans la situation actuelle, où règne la plus grande opacité, il est à craindre que les conditions dans lesquelles le transfert se réalisera, fassent que les psychologues du travail soient
empêchés d'exercer leur métier dans le respect du code de déontologie.
Quant aux agents techniques d'orientation (ATO), rien n'est dit non plus sur leur devenir.
Alors que les conditions de travail des psychologues du travail et des ATO se détériorent, la délégation Force Ouvrière demande des réponses claires sur l'avenir des personnels des services
d'orientations.
Il est évident que le scénario retenu sera l'objet d'une surveillance attentive de la part de notre syndicat et nous serons très vigilants à la sauvegarde des emplois.
Les organisations qui seront mises en place devront garantir les meilleurs services rendus à nos stagiaires.
Un précédent directeur général parlait d'une AFPA « une et indivisible », Force ouvrière fait sienne cette vision de l'association.
RELATIONS AVEC LE CONSEIL REGIONAL
Pour 2009, la subvention a été reconduite, par contre en 2010 ce ne sera plus le cas. L'activité de l'AFPA rentrera effectivement en appel d'offres. Cependant, le Conseil régional entre dans une
logique de service régional de la formation, intégrant une prestation globale Formation/accompagnement/services associés pour sécuriser les parcours. Pour ce faire, le Conseil régional Pays de la
Loire a choisi le même périmètre juridique que le Poitou-Charentes, le SIEG (Service d'Intérêt Economique Général). L'AFPA en tant qu'opérateur intégrant ces prestations globales devraient
maintenir son activité, même si quelques réajustements seront nécessaires.
Pour FO : à mots couverts, la direction régionale annonce la couleur : des réajustements seront à opérer. En clair, la pérennité de certaines formations, voire de certains secteurs
semble menacée par les orientations choisies. Le DR est resté toutefois assez évasif sur le sujet en ne ciblant pas précisément les GRN concernés. L'éclatement de l'institution provoque ces
situations, c'est pourquoi notre syndicat réaffirme que les choix politiques d'aujourd'hui détruisent une part de la cohésion nationale en sapant sur de nombreux dossiers (sécu-retraites-etc....)
le principe de solidarité. L'AFPA ne pourra survivre dans ce contexte qu'en restant une et indivisible au cœur du dispositif du service public de l'emploi et de la formation professionnelle sous
tutelle du ministère. C'est dans cette perspective que FO organise la résistance avec ceux qui veulent se battre à nos côtés pour sauver l'institution.
le jeudi 5 février s'est tenue à Nantes une assemblée
générale FO des personnels de pôle emploi.
"Dès lors que la décision de principe aura été prise, dans le respect des règles de gouvernance et de consultation au sein des structures concernées, l’Etat et Pôle emploi travailleront avec l’AFPA sur les modalités du transfert des personnels de l’AFPA chargés de l’orientation professionnelle. Les conditions d’intégration de ces personnels devront permettre de garantir l’opérationnalité des missions d’orientation dont ils auront la charge au sein de Pôle emploi. Ce travail devra également permettre à Pôle emploi d’évaluer les conséquences de ce transfert pour la négociation de sa future convention collective et pour l’organisation de ses services."