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DELEGATION |
FORCE |
OUVRIERE |
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YAN COURIO |
BRUNO MONDON |
MARTIAL MIRAILLES |
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En introduction et suite aux annonces ministérielles, les élus du CRE ont fait une déclaration en réaffirmant leur opposition catégorique aux transferts de l’orientation et de ses personnels à pôle emploi.
1) Nomination du DG
Philippe CAÏLA a été nommé le 14 janvier et prendra ses fonctions le 26 janvier.
Enarque et transfert du ministère du budget, quand on voit son CV il est facile d’imaginer pourquoi ce choix….
2) Transfert de l’orientation
Durant l’AG du 14 janvier, Laurent WAUQUIEZ a annoncé la décision de l’état de transférer à pôle emploi la charge de l’activité d’orientation à l’horizon 2011.
La gouvernance se réunira le 30 janvier pour analyser cette décision.
Pour FO : cette annonce est inacceptable. De plus, le ministre a parlé du S2 mais pas des personnels. Nos représentants à la gouvernance s’opposeront évidemment à cette décision de l’état.
3) Transfert du patrimoine
L’état va céder le patrimoine à l’AFPA sous réserve de l’aval de la commission européenne.
Cette décision évite à court terme la régionalisation et cette solution est la moins pire. Cependant, l’état aidera-t-il l’AFPA à maintenir voire à mettre aux normes ce patrimoine ?
4) Le ministre a rappelé que l’AFPA était un service d’intérêt général, l’épine dorsale du SPE, que l’AFPA doit être nationale et que l’état définira un contrat d’objectifs, de moyens et de performances.
Pour FO : Disparue la notion de service public de la formation professionnelle, disparu le contrat de progrès. Malgré sa bonne tête de jeune ministre dynamique, le naturel reprend le dessus.
Quelle est la 2ème langue à l’ENA ?............................ La langue de bois…
5) Elections professionnelles
Normalement les élections DP et CRE auront lieu le 5 mars (1er tour) et le 17 mars (2ème tour si besoin). Etant donné que seules 2 organisations syndicales (FO et CGT) ont signé le protocole électoral CRE, ce dernier est caduc. La direction prend donc une mesure unilatérale sur le sujet et se conforme strictement au code du travail (ils ne peuvent pas moins !). Conséquences en Pays de la Loire : la représentation des élus du CRE passe de 22 élus à 12 élus. Pour les DP, même mesure en fonction du nombre de salariés. L’inspection du travail devrait définir le nombre de collèges.
Cette situation n’est pas une surprise car la direction générale avait déjà affiché son intention de réduire drastiquement aussi bien la représentation des élus que la représentation syndicale.
De plus, la nouvelle loi liberticide sur la représentativité (issue de la position commune CGT-CFDT-MEDEF et CGPME), obligeant à faire 10% aux élections pour exister, va réduire considérablement le pluralisme dans les instances. Certains syndicats sont même appelés à disparaître. FO ne se réjouit pas de cette situation, bien au contraire, et on peut se demander à qui profite le « crime »…
Cette mesure concerne 20% des stagiaires qui relèvent des ASSEDIC. Cette situation est évidemment très problématique pour les publics concernés, puisque une rupture de leur indemnisation intervient avant la fin de la formation. Jusqu’à présent, il n’était pas possible de basculer ces publics sur la rémunération de la subvention région. Un travail est entamé avec le Conseil régional pour trouver une solution. En attendant, il est demandé aux psychos, durant le S2, d’adapter la durée de formation à la durée d’indemnisation…sic..
La direction générale a décidé de lever le moratoire instauré en 2008 sur le recrutement des psychos. La région pays de la Loire avait, elle, mit en place ce moratoire bien avant les autres, de sa propre initiative. Nous n’avons d’ailleurs toujours pas compris pourquoi cette « anticipation ». Toujours est-il que sur la région 4 psychos en CDD ont été embauchés en CDI. Seuls les départs sont et seront remplacés, il n’y aura pas de création de postes.
L’un des objectifs est de se repositionner avec pôle emploi pour devenir un acteur majeur sur ce segment. Vue la situation économique actuelle, avec l’augmentation du chômage, l’AFPA pourrait être un « refuge » pour les demandeurs d’emplois. Sur le marché privé, et toujours dans le même contexte économique et social, un recul certain sur les contrats pros et sur le PFE devrait s’opérer. Sur les CIF on devrait rester sur les prévisions du COR.
Le Conseil régional des pays de la Loire est en passe de rejoindre les régions Picardie et Poitou Charentes pour créer un SIEG (Service d'intérêt économique général) qui pourrait intégrer une partie de l’AFPA.
Pour FO : la solution du SIEG vanté par tous, n’aboutira, à terme, qu’à l’accélération du démantèlement. La seule solution viable est une AFPA nationale subventionnée par l’état.
En ce qui concerne le marché privé, les difficultés des entreprises vont nécessairement avoir un impact sur leurs plans de formation interne et par conséquent une baisse d’activité pour l’AFPA sur ce segment. A l’heure où les partenaires sociaux ont signé un accord sur la réforme de la formation professionnelle et que leur ambition est de donner l’accès à la formation à 500 000 demandeurs d’emploi en plus par an, quel(s) organisme(s) pourrait prétendre répondre à cette commande ? Il n’est pas nécessaire d’être sorti de St Cyr pour répondre à cette question…
En définitive tout est attaché à une volonté politique, alors messieurs prenez vos responsabilités !
Pour illustrer le décalage entre les discours et les actes, nous avons interpellé, une fois de plus, le DR sur sa décision arbitraire de fermer les formations d’agent de restauration à La Roche et à St Nazaire. Ces formations s’adressent à des publics fragiles, non qualifiés, souvent féminin et précarisés et répondent en tout point à la définition d’un service au public et au territoire.
Cette situation ne l’a pas ému plus que ça et sa préoccupation majeure est l’augmentation de l’EBE (coute que coute ?) de 30%.
PROCHAIN ET DERNIER CRE DU MANDAT EN COURS
LE 17 FEVRIER ST HERBLAIN
Une nouvelle section syndicale FO est née à CHOLET.
Après St Herblain en 2008, c'est au tour de collègues de Cholet de se joindre aux revendications de FO.
Devant les annonces récentes concernant l'institution, les incertitudes pesant sur l'emploi et tout simplement le devenir de l'AFPA, de plus en plus de collègues ont décidé de ne pas baisser les
bras et de se battre pour préserver notre institution.
Force Ouvrière l'affirme depuis le début: seule une AFPA subventionnée par l'état, demeurant au sein du service public de l'emploi et de la formation professionnelle peut garantir l'égalité
républicaine des bénéficiaires et offrir aux demandeurs d'emploi une formation qualifiante sur tout le territoire national. Cette posture, seule pérenne pour l'institution, ne
peut exister que par une volonté politique, et notre organisation aussi bien au niveau national que local, se bat pour que les responsables politiques changent d'orientation.
Contrairement à ce que pourraient en penser certains, la partie n'est pas perdue et c'est en nous battant dans l'unité que nous vaincrons.
contact Cholet: Jean Marc LEMEE délégué syndical FO
Hier, 14 janvier 2009, à la suite de la désignation de Philippe Caïla comme nouveau directeur général, Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi, a fait les annonces suivantes devant l’Assemblée générale de l’AFPA :
- La négociation d’un « Contrat d’objectifs, de moyens et de performance 2009-2013 », en lieu et place de ce qui était annoncé au départ comme un Contrat de progrès, mais sans en indiquer ni le contour ni le contenu.
- Le « transfert des activités et personnels » de l’orientation à Pôle-emploi. Dans un communiqué de presse publié simultanément par le cabinet de Laurent Wauquiez, il est précisé que les deux organismes AFPA et Pôle-emploi devront « faire avant le 31 mars prochain des propositions sur les modalités de mise en œuvre » de ce transfert, et que celui-ci devra être effectif « au plus tard le 1er janvier 2011 ».
- Le maintien du rôle de l’AFPA en matière d’ingénierie et de délivrance des Titres du ministère de l’emploi, mais en omettant de rappeler la décision annoncée par le Directeur de la DGEFP de suppression de l’habilitation certification dont bénéficie jusqu’ici l’AFPA.
- Le transfert à titre gratuit à l’AFPA du patrimoine immobilier, sans indiquer les moyens que mettrait l’Etat pour l’entretien et la mise à niveau de ce patrimoine.
Par ailleurs, en réponse à des interpellations des administrateurs de l’Association, Laurent Wauquiez a tenu à plusieurs reprises à réaffirmer que l’AFPA ne peut pas échapper aux règles communautaires en matière de concurrence.
A la suite de l’intervention de Laurent Wauquiez, le secrétaire du CCE a fait au nom des représentants du personnel une déclaration : « le personnel n’acceptera pas les annonces que vous venez de faire qui vont à l’encontre de notre mission actuelle et de notre efficacité sociale. Sa détermination et sa capacité à se mobiliser ne sont plus à prouver et cette force accompagnera ceux qui seront porteurs d’un projet de développement, mais tout sera mis en oeuvre pour combattre des politiques de casse. »
Les organisations syndicales CGT, CFDT, CGT-FO, SUD-Solidaires et CFTC constatent que :
- En contradiction avec les déclarations réitérées au cours de l’Assemblée générale sur le maintien d’une AFPA nationale, c’est le démantèlement de l’AFPA que le gouvernement engage.
- Concernant le transfert de l’orientation, il y a loin de la coupe aux lèvres : la mise en oeuvre d’une telle décision s’annonce particulièrement difficile (situation de Pôle-emploi, problèmes juridiques…) et le gouvernement n’a pas pu faire autrement que de renvoyer à 2011 cette mise en œuvre.
- Concernant le patrimoine, le secrétaire d’Etat à l’Emploi a dû préciser que la décision de transfert à titre gratuit à l’AFPA était suspendue à un accord de la Communauté européenne dont il n’a pas précisé l’échéance.
Les organisations syndicales CGT, CFDT, CGT-FO, SUD-Solidaires et CFTC réaffirment que rien n’est joué. La situation actuelle les conforte dans leur appel à une très forte mobilisation le 29 janvier. Comme elles l’ont dit dans leur précédent communiqué, la mobilisation du personnel peut enrayer la machine à détruire l’AFPA. Elles demandent que le personnel de l’AFPA ait une présence visible au cours des manifestations du 29 janvier avec des banderoles intersyndicales « Non au démantèlement de l’AFPA ».
Elles appellent le personnel à se réunir en assemblée générale dans chaque établissement pour préparer le 29 janvier et les actions futures.

Par Marie Suzie Pungier représentante FO au bureau de l'AFPA
Chers camarades,
Née d’un fiasco financier qui a peu d’antécédents dans l’histoire, la crise économique alimente une tornade de plans sociaux aux conséquences durables et dramatiques sur l’emploi. La forte remontée du taux de chômage en témoigne. Elle rend plus que jamais nécessaire le renforcement des politiques publiques, d’autant que le gouvernement a exclu de son plan de relance le soutien à la consommation qui pèse pour 70 % dans le PIB ! Dans ce cadre, l’AFPA, en conservant la logique et l’intégralité de ses missions, pourrait servir utilement de « repli » pour les chômeurs et salariés en difficulté… si les pouvoirs publics revenaient sur cette idée fixe de mise en concurrence de l’association en garantissant son caractère national, ses missions et ses moyens.
Ce discours qui relèverait du simple bon sens, n’a pas été tenu lors de l’assemblée générale du 18 décembre dernier. Au lieu et place, le nouveau Président, Jean-Luc Vergne a officié sur un terrain passablement miné, celui de l’incertitude. L’avenir de l’AFPA a beau être de plus en plus compromis depuis l’avis du conseil de la concurrence rendu le 18 juin dernier, le duo de décideurs à savoir, les représentants de l’Etat et ceux des régions ont fait bloc, chacun à leur manière, pour éviter d’avoir à répondre :
Ø du transfert des psychologues au pôle emploi (2010) ;
Ø du désengagement financier de l’Etat qui renvoie à la dévolution (ou à la vente) du patrimoine de l’AFPA ;
Ø du projet d’évolution du métier de formateur ;
Ø de la répartition des rôles entre le ministère de l’emploi (certificateur) et les conseils régionaux (financeurs de formation) ;
Ø de l’externalisation des services de restauration ;
Ø de la réduction permanente des effectifs… et du plan social à venir.
Seul ce dernier point a reçu un démenti de la part du Président. Pour le reste, la lecture du programme d’action 2009, fondée sur des hypothèses aléatoires de réalisation confirme le transfert aux conseils régionaux dès le 1er janvier 2009 de la totalité des budgets de la formation professionnelle que l’Etat octroyait à l’AFPA sous forme de subvention. Pour se maintenir, elle devra désormais répondre aux appels d’offre dans des conditions de prix global (formation – hébergement – restauration) où la concurrence risque de jouer en sa défaveur. Un premier test visant les publics spécifiques sera lancé en début d’année 2009.
Force ouvrière s’est abstenue sur le projet de programme d’activité 2009. Ce vote ne retire rien aux inquiétudes que suscite le processus de régionalisation, il marque notre volonté de voir pérenniser l’AFPA.
Au budget primitif qui accompagne le plan d’actions Force Ouvrière a opposé un avis négatif. Car, si on doit au retard pris par l’Etat dans la préparation de l’appel d’offres, le prolongement en 2009 du versement de la subvention, cette mesure relève de la circonstance. Au-delà, l’avenir de l’AFPA n’est plus sécurisé.
Car, les tutelles n’ont pas apporté de réponse à l’interrogation majeure : celle du futur schéma d’organisation de l’AFPA au niveau régional. Selon l’adage, qui ne dit mot consent… l’arbitrage public aurait-il été rendu sur le démantèlement de l’association ?
C’est pourquoi, à la demande de Force Ouvrière, le Ministre Wauquiez a accepté de rencontrer les interlocuteurs sociaux et élus régionaux. Dans ce cadre, nous rappellerons le rôle clef que tient l’AFPA, facteur de cohésion sociale, de développement économique et dernier maillon de la politique de l’emploi. Nous sollicitons, une fois de plus, les unions départementales pour engager une démarche identique auprès des Présidents des Conseils Régionaux afin qu’ils clarifient leur position sur ce dossier.
Avec nos amitiés syndicalistes,
Marie-Suzie PUNGIER Jean-Claude MAILLY
Secrétaire confédérale Secrétaire général

Cher(e)s Collègues,
A l’occasion de la nouvelle année, le Syndicat National Force Ouvrière des Agents de la FPA tient à vous présenter ses meilleurs vœux de bonheur et de santé.
Que l’année 2009 vous apporte ce que vous pouvez espérer de mieux pour vous et pour tous ceux qui vous sont chers.
Pour l’AFPA, 2009 risque d’être l’année de tous les dangers :
- La totalité des budgets de la formation professionnelle que l’Etat octroyait auparavant à l’AFPA sous forme de subvention va passer aux Conseils régionaux dés le premier janvier 2009.
L’AFPA devra donc désormais répondre aux appels d’offres des Régions pour continuer de subvenir à ses besoins,
- Le programme vers les publics spécifiques (détenus, travailleurs handicapés, DOM TOM…) qui constitue une autre partie du budget de l’AFPA va, lui aussi passer à l’appel d’offre,
- En s’appuyant sur l’avis du Conseil de la Concurrence, l’Etat même s’il ne s’est pas encore prononcé officiellement, privilégie le départ des services d’orientation vers Pôle Emploi.
Le syndicat Force Ouvrière s’y oppose fermement en considérant à juste titre que l’AFPA est un tout (formation, orientation, hébergement, restauration) au service des stagiaires de la formation
professionnelle. Se séparer de l’orientation constituerait le début du démantèlement de l’AFPA. En ce qui concerne le patrimoine, là aussi l’Etat ne s’est pas prononcé, mais quelle que soit la
solution retenue, cela risque d’avoir un impact sur le fonctionnement de l’association. Quant au contrat de progrès Etat /AFPA, qui a été rebaptisé « contrat d’objectifs et de moyens », ses
contours sont flous et les moyens qu’y mettra l’Etat n’ont pas été précisés. Comment ne pas y voir un désengagement plus grand de l’Etat ? Sur tous ces sujets, le syndicat Force Ouvrière s’est
exprimé depuis longtemps en dénonçant les dangers induits par les lois de décentralisation. Nous ne découvrons pas aujourd’hui les effets négatifs qui en résultent sur les missions de services
publics qu’exerce l’AFPA et auxquelles nous sommes tous attachés. Si nous déplorons de ne pas avoir été suivis dans notre opposition à la décentralisation, nous maintenons que la partie n’est pas
jouée et qu’il reste encore des combats à mener.

Car, comme si les incertitudes créées par nos rapports futurs avec l’Etat et les Régions ne suffisaient pas, la Direction générale engage de son côté des actions qui elles aussi participent à
l’affaiblissement de l’AFPA :
- Restructurations dans les Régions (Poitou-Charentes, Ile de France, Rhône-Alpes…), regroupement de centres, suppression de postes de directeurs, création de postes de directeurs territoriaux
inconnus dans la grille des emplois…
- Mise en place du projet d’évolution du métier de formateur qui remet en cause fondamentalement la notion sur laquelle était basée la mission des formateurs à l’AFPA : la transmission de
savoirs par des professionnels confirmés et reconnus,
- Externalisation des services de restauration et des services d’accueil,
- Mise en place dans les centres de plates-formes de recrutement tenues par des personnels dont ce n’est pas le métier, pour pallier au départ prévu des services d’orientation. Tous ces
projets se traduiront sur le terrain par des pertes d’emplois, une dégradation des services rendus aux stagiaires et une désorganisation encore plus grande, dans la suite de celle initiée par
PFS. Si la Direction générale se montre satisfaite de la situation, en remerciant le personnel de son implication, elle oublie de dire que son obsession à dégager de l’Excédent Brut
d'Exploitation, s’est payée au prix d’une dégradation constante des conditions de travail, d’une augmentation générale de la précarité des emplois et d’une politique salariale qui n’assure plus
le maintien du pouvoir d’achat des salariés. Même oubli de la part du nouveau président de l’AFPA quand il exprime sa reconnaissance à « l’ensemble des collaborateurs de l’AFPA ». Pour le
syndicat Force Ouvrière, les « collaborateurs » sont avant tout des salariés qui échangent leur force de travail contre un salaire, dont la progression ne peut pas, comme c’est devenu une
habitude depuis quelques années, se résumer à l’octroi d’augmentations individuelles ou de primes, par nature injustes. Autant de points qui nécessitent que l’on retrouve le chemin des
revendications, quittes à créer le rapport de forces afin de les faire aboutir. Nous ne sous-estimons pas les craintes partagées par tous sur l’avenir de l’AFPA, mais les revendications du
syndicat Force Ouvrière sur les salaires, l’amélioration des conditions de travail et les emplois demeurent. C’est dans ce sens que le syndicat Force Ouvrière a d’ores et déjà pris contact avec
les autres organisations syndicales de l’AFPA pour une rencontre le 12 janvier dans la perspective de la journée de mobilisation interprofessionnelle du 29 janvier.
Outre les revendications citées plus haut, concernant la situation de l’AFPA, le syndicat Force Ouvrière rappellera celles énoncées par les syndicats et les représentants du personnel réunis le
18 mars à la Bourse du Travail de Paris :
- Pour le maintien des financements publics par subvention et contre la mise en concurrence des formations,
- Pour la préservation de l’AFPA et le maintien de tous les emplois, - Pour la pérennité du Siège national avec des fonctions centrales fortes et structurantes,
- Pour le maintien au sein de l’AFPA des services d’orientation et de la direction de l’ingénierie
- Pour le maintien des services d’accompagnement permettant l’égalité d’accès (hébergement gratuit, restauration, médecine du travail, rémunération des stagiaires, revendications qui répondent à
celles exprimées par les confédérations : « pour la défense de services publics de qualité qui assurent en particulier tout leur rôle de réponse aux besoins sociaux et de solidarité ».
Force Ouvrière le réaffirme, rien n’est encore joué. La mobilisation de tout le personnel, dans l’unité des organisations syndicales peut encore faire bouger les choses.
Bonne année 2009 à toutes et tous.
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DELEGATION |
FORCE |
OUVRIERE |
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| Alain DEGAT | Yan COURIO | Martial MIRAILLES |
DECLARATION PREALABLE DES ELUS
Les élus CRE dénoncent la décision de la Direction Régionale de supprimer les formations d’agents de restauration à la Roche Sur Yon et Saint Nazaire, décision qui ne peut que susciter la suspicion.
En effet, ces formations, avec un faible coût de fonctionnement, avec un placement de 80% répondent totalement à la mission de l’AFPA sur les territoires et au besoin de la population.
Les élus exigent que la Direction réexamine ses orientations et s’explique sur ses motivations.
Ce sujet a été traité dans le point « information sur la subvention 2009 »
CROP :
Suite à une motion adoptée par le personnel du CROP « que la direction ne peut cautionner » (sic !), le DR va rencontrer les salariés le 19 décembre.
Aucune décision n’est encore prise aujourd’hui par l’état et il y a toujours 3 hypothèses dans les tuyaux : transfert à pôle emploi, transfert aux régions ou création d’une filiale. Le S2 n’est nullement remis en cause par la direction. Concernant les psychos en CDD qui sont nombreux en Pays de la Loire, le DR a demandé l’arbitrage de la DRH pour lever ou non le moratoire sur les embauches. Ce sujet sera à l’ordre du jour du COMEX du 22 décembre.
Pour FO : L’inquiétude des salariés de l’AFPA en général et des personnels du CROP en particulier est légitime et nous n’avons pas besoin de « caution » de la direction pour mener des actions. En ce qui concerne l’avenir des personnels, FO revendique une quatrième hypothèse : que l’on garde nos psychos à l’AFPA !
Sur la politique RH en région, la direction a choisi, bien avant le moratoire de la DG, de geler les CDI psychos. Nous avons dénoncé à plusieurs reprises cette posture de la direction qui selon elle, se justifiait en attendant les décisions. Aujourd’hui, nous avons des collègues psychos en CDD depuis plusieurs années, dans une situation d’emploi précaire qui ne se justifie pas. La DR se réveille d’un coup et demande l’arbitrage du national sur cette situation. Une manière sans doute de se dédouaner en cas de statu quo.
Déclaration Force Ouvrière :
Vous affichez un prévisionnel de 3014 jours de formation pour 1212 d’effectifs global (suivant une ou plusieurs actions de formation).
Si le nombre de salariés est en augmentation (soit 257 en plus) le nombre de jours se trouve être quasi identique (à 22 près) par rapport à l’exercice précédent.
Nous constatons donc la baisse du nombre de jours moyens de formation par salarié qui passe à 2,48, pour 3,13 jours en 2008, là aussi l’érosion est constante.
Nous pouvons présupposer que les formations seront de courtes durées.
Il est à rappeler qu’une formation d’une journée est une information ou une réunion de travail.
Jusqu’où ira la Direction dans la diminution des moyens pour la formation et le perfectionnement des salariés.
Ce projet de formation 2009 n’est autre qu’une politique nationale mettant en exergue comme orientations et priorités le passage en force d’une GPEC comme entrée et l’évolution du métier de formateur comme plat de résistance, arrosé d’une sauce aigre douce mitonnée par notre Direction Régionale.
Et que dire du dessert…
Tout est décidément axé sur la recherche de la productivité au détriment de la qualité ce que vous avez déjà largement démontré en mettant en place PFS.
Aucune disposition n’est envisagée pour remplacer en temps et en heure les salariés partis en formation. Cette situation, que nous dénonçons chaque année, entrave fortement l’accès aux actions de formation des salariés.
Au delà des orientations politiques de formation, la délégation Force Ouvrière tient à dénoncer fortement ce que la Direction a décidé de faire du Droit Individuel à la Formation et vous interpelle plus précisément sur l’article L 6313-7 du code du travail ainsi rédigé :
« Les actions d’acquisition, d’entretien ou de perfectionnement des connaissances ont pour objet d’offrir aux travailleurs les moyens d’accéder à la culture, de maintenir ou de parfaire leur qualification et leur niveau culturel ainsi que d’assumer des responsabilités accrues dans la vie associative ».
Or la Direction fait une lecture restrictive de cet article et écarte totalement la possibilité qui est offerte aux salariés de se perfectionner pour des raisons autres que celles liées à l’exercice de leurs fonctions au sein de l’AFPA, la Direction motive son refus par la notion d’intérêt partagé, ceci est inacceptable.
Notre Syndicat a signé l’accord sur la formation professionnelle et notre délégation exige le respect de cet accord par la Direction.
La délégation Force Ouvrière émet un avis négatif sur le projet régional de formation 2009.
Une fois de plus, les salariés voient leur pouvoir d’achat s’éroder, par la politique d’austérité salariale de la direction. FO s’est toujours opposé au système de primes individuelles qui instrumentent un management digne du 19ème siècle. Nous avons toujours revendiqué l’octroi d’augmentation générales et de préférence sur la PRU pour avantager les bas salaires.
Les efforts de productivité, les surcharges de travail et les conditions de travail dégradées ont été supportés par l’ensemble du personnel et c’est collectivement que les agents auraient dû profiter de ces augmentations.
L’ensemble des classes perdent 2 points du volume de primes par rapport à leurs effectifs, alors que les classes 13 (cadres hiérarchiques) pesants 7.53% des salariés en CDI se voient attribuer une enveloppe de primes de 16,22% !
Sur les classes 14 et plus, aucun chiffre ! « C’est une enveloppe nationale ». Les montants seraient ils tellement honteux que ce ne soit pas affichable ?
Gérard Magné nous a commenté les orientations stratégiques de l’AFPA en Pays de la Loire. Fini la mission de service public de l’AFPA, les motivations de la direction sont uniquement économiques. Augmenter l’EBE, c’est là leur seul credo. Pour ce faire « nous allons développer », notamment sur le bâtiment, et sur l’industrie s’appuyer sur 6000 compétences. 6000 compétences nous a été servi à toute les sauces, sauf que vu la conjoncture et même si Airbus a des commandes, l’avenir de l’activité du bassin industriel Nantes/St Nazaire reste quelque peu incertain. Pour développer, la DR a choisi de sacrifier des secteurs. Les formations « agent de restauration » de La Roche et St Nazaire sont appelées à disparaître dès 2009 ! « Le volume d’heures de la subvention n’est pas extensible et nous avons choisi de développer les maçons ». On supprime les cuisiniers et on forme plus de maçons ! Alors que les formations « agent de restauration » ont un faible coup de fonctionnement, que les plateaux techniques sont mutualisés avec les selfs, que cela répond aux besoins des bassins et des publics, que le taux d’accès à l’emploi est de 80%, cette décision est incompréhensible. D’ailleurs la direction a été incapable de nous expliquer pourquoi elle a pris cette décision.
Et après les cuisiniers, le commerce distribution est dans le collimateur de la DR ; baisse drastique de leur volume d’heures sous subvention et pour survivre il faudra faire avec le marché privé et les contrats pro…
Les explications de la direction n’ont pas du tout été convaincantes et l’on peut s’interroger sur les réelles finalités des choix stratégiques.
Sur la subvention, les résultats seront conformes. Par contre, sur le marché privé nous ne sommes pas au rendez vous. Si les CIF se maintiennent, les lignes FC et contrats pro sont loin des objectifs initiaux et surtout en baisse par rapport à novembre 2007.
Sur l’activité S2, nous sommes à 86% !! Là aussi les objectifs ne seront pas atteints. La DR a mis en place des cellules de recrutement dans les centres qui contournent les SOP et bien voilà le résultat !
Cette lecture démontre que les choix stratégiques de la DR sont plus qu’hasardeux. Nous avions déjà interpellé le DR sur le sujet du S2 mais c’est vrai qu’il n’écoute que lui même…
Comme vous le savez, Jean Yves LANTON a été licencié. Son poste aurait dû, normalement, faire l’objet d’une parution nationale pour permettre aux candidats intéressés de postuler. En région Pays de la Loire, ce n’est pas comme ça que ça marche. Le DR a décidé de choisir lui même à travers une nomination. Les Directeurs régionaux seraient ils des barons ? À vous de juger…
PROCHAIN CRE LE 20 JANVIER ST HERBLAIN
COMMUNIQUE
Après la provocation du MEDEF, FORCE OUVRIERE
appelle les salariés à prendre leur retraite avant le 1er avril 2009
Les craintes s’accumulent sur les possibilités de liquider ses droits à retraite selon les règles en vigueur, les atteintes et les menaces se faisant toujours plus pesantes.
Ainsi, lors du débat parlementaire sur le PLFSS et face à la volonté du Gouvernement de faire sauter tous les âges couperets liés à la retraite, conformément à de vieilles pratiques, un amendement MEDEF/UMP est venu brouiller le paysage en créant une nouvelle limite à 70 ans, à défaut de réussir à repousser l’âge légal à 62, voire 63 ans.
Mais, ce que le MEDEF n’obtient pas par la Loi, il entend bien l’imposer par le chantage aux retraites complémentaires.
C’est ainsi qu’à quelques semaines de l’ouverture de la renégociation de l’accord ARRCO/AGIRC - le 27 janvier 2009 - et de son volet AGFF (financement de la retraite avant 65 ans), Jean-René BUISSON, Président de la Commission protection sociale de l’organisation patronale se livre par voie de presse à une attaque d’une rare violence contre l’édifice conventionnel des régimes paritaires de retraite complémentaire.
Réaffirmant son regret de n’avoir pas obtenu un recul de l’âge de la retraite, M. BUISSON menace «de ne pas maintenir l’AGFF » et en fonction « d’un mandat d’une fermeté absolue [quant] au refus d’augmenter les cotisations », restent deux solutions : « baisser les prestations ou reculer l’âge de la retraite » !
Fin connaisseur de la sociologie des organisations syndicales de salariés ( ?), M. Buisson suppute notre attachement à la retraite à 60 ans lié au vieillissement de nos troupes…
La menace proférée par le négociateur patronal ne doit pas être prise à la légère car à défaut de reconduction de l’accord AGFF, les retraites complémentaires pourraient être amputées jusqu’à 22 % pour celles qui seraient liquidées après le 1er avril 2009.
Aussi, en réponse au chantage patronal, la Confédération FORCE OUVRIERE appelle les salariés qui remplissent aujourd’hui les conditions pour partir à la retraite au taux plein, à faire liquider immédiatement leurs droits à pension ou au plus tard le 1er avril 2009 inclus.
Consciente de ses responsabilités particulières, eu égard notamment à ses engagements dans la constitution et la gestion des régimes paritaires, la Confédération FORCE OUVRIERE mesure la portée d’une telle recommandation mais ne saurait se résoudre à sacrifier les intérêts des futurs retraités à la surenchère et au chantage du MEDEF.
Paris, le 4 décembre 2008
Contact : Bernard DEVY
( 01 40 52 84 30
LE DEPART DES SERVICES D’ORIENTATION,
C’EST LA FIN DE L’AFPA !
Il est peu de dire que les directives européennes pèsent lourdement sur le devenir de l’AFPA, que ce soit pour la partie orientation ou celle de la formation.
La règle de la concurrence libre et non faussée va placer l’AFPA dans la position de répondre à des appels d’offres à l’instar des autres organismes de formation.
Cette mise en concurrence va exiger de la structure qu’elle fasse de substantielles économies de fonctionnement ou qu’elle augmente son Excédent Brut d’Exploitation si elle veut être compétitive : augmentation du nombre de stagiaires par section, diminution du nombre de formateurs, diminution de la durée des formations, diminution des moyens au niveau du siège et de la direction de l’ingénierie, sans parler de l’hébergement, aujourd’hui gratuit, qui dans un monde ou tout doit être soumis à la loi des marchés, n’a pas vocation à le rester...(si tant est que dans l’avenir, les régions accueillent des stagiaires venant d’une autre région…) !
Les services d’orientation, dans ce contexte, sont accusés de fausser cette concurrence.
Dans le cadre d’une complémentarité de services, ils reçoivent des demandeurs d’emploi adressés par l’ANPE qui, pour repartir vers l’emploi, ont besoin d’un parcours de formation. Le conseil de la concurrence reproche donc à l’AFPA d’utiliser ce service pour alimenter son dispositif de formation au détriment des autres organismes.
Dans les faits, plus de 95 % des personnes qui sont adressées au dispositif d’orientation font une demande de formation à l’AFPA, les autres demandeurs d’emploi en attente de formation étant dirigés directement, par l’ANPE, vers d’autres organismes.
Alors, pourquoi rediriger les demandeurs d’emploi vers des organismes autres que l’AFPA, qui, pour beaucoup, proposent des formations payantes, sans hébergement ni restauration, sans service médical… formations souvent régionalisées, non ouvertes aux personnes habitant hors de la région concernée ?...
La régionalisation et la mise en concurrence sont une aubaine pour ces organismes de formation qui espèrent bien augmenter leur part de gâteau sur le marché de la formation. C’est une façon, à peine voilée, pour l’Etat de faire des économies substantielles dans le cadre des critères de convergences et de la réduction des dépenses publiques demandées par l’Europe. C’est un désastre pour tous ceux, de faible niveau de qualification et avec peu de revenu, qui souhaitent faire une formation.
En martelant qu’« il n’est plus possible de maintenir au sein de l’AFPA la mission d’orientation », l’Etat mais également le Directeur général ont émis trois hypothèses :
- Le transfert à l’opérateur unique Pôle Emploi,
- Le transfert à la Région,
- La création d’une filiale AFPA.
Le secrétaire d’Etat à l’emploi, Laurent Wauquiez a quant à lui été plus précis en indiquant que la première hypothèse avait été retenue par le gouvernement.
Il reste donc deux possibilités :
- Le démantèlement de l’AFPA au travers du départ des services d’orientation. Que valent 730 psychologues et 250 assistantes sur tout un territoire national ? Une poignée sera rattachée à Pôle Emploi, une autre peut-être à la Région, d’autres feront le recrutement pour les centres AFPA … et pour le reste…à commencer par les 30% de CDD …
- La deuxième possibilité, qui demanderait un peu de courage politique, en décidant de s’extraire des dogmes de l’Union européenne, c’est l’abandon de la réforme de l’AFPA, c’est conserver un statut national à l’AFPA avec l’ensemble des services attachés à ce statut. C’est refuser d’apporter crédit au discours de propagande qui dit et redit que « c’est inéluctable ».
Le pacte de stabilité nous a été vendu pendant des années comme étant un incontournable de la construction européenne ; on voit ce qu’il en est advenu sous la pression des événements.
« La valeur ajoutée de l’Afpa repose sur l’intégration de son offre de services. Les psychologues tirent une part de leur expertise de leurs contacts avec les formateurs et avec les stagiaires dans les ateliers de formation. Si l’on déconnecte ces métiers, on perdra de la valeur ajoutée. Je sais bien que ce n’est pas moderne, pas concurrentiel, mais l’Afpa fonctionne comme cela avec succès depuis quasiment soixante ans, sous la houlette de l’Etat ».
On ne saurait mieux dire. Ce discours a été tenu par le directeur de l’INOIP le 22 novembre 08.
Mais celui-ci ajoute que « si l’AFPA s’organise en deux branches, cela peut éviter le conflit d’intérêt qui nous est reproché par le conseil de la concurrence ».
Traduction : il s’agit là d’une autre façon d’accepter la dissolution d’une AFPA nationale avec des services d’orientation livrés là aussi à la concurrence, qui tireront leur survie des réponses aux appels d’offres et des conventions signées avec des centres qui eux, seront en recherche constante d’économie pour être compétitifs. Brillant avenir.
La rencontre des représentants nationaux de l’orientation le 5 novembre dernier, à la Bourse du Travail de Paris a débouché sur une position paradoxale : il faut montrer, en mettant du sable dans les rouages, ce que cela donnera quand les services d’orientation ne seront plus à l’AFPA !!
Tous les syndicats ont signé cette motion sauf Force Ouvrière.
Heureusement ! Car cela s’appelle scier la branche sur laquelle on est assis. Les directeurs régionaux ont aujourd’hui carte blanche pour organiser l’AFPA de demain.
Si les services d’orientation se mettent à dysfonctionner, il est fort probable que cela ne fera qu’accélérer la mise en place d’une organisation sans les services d’orientation.
Peut-on tout à la fois dire « stop au démantèlement de l’AFPA » et, dans un même temps, se préparer à négocier le transfert de l’orientation ? Doit-on organiser une résistance ou mettre en place des groupes de travail ?
Aujourd’hui, le combat ne peut se faire que dans l’unité formation/orientation, c’est la seule possibilité pour sauvegarder une AFPA nationale, financée par l’Etat, pour tous les publics demandeurs d’emploi.
C’est également la seule façon de conserver tous nos emplois.
INFOS CRE DU 26/11/08 LE MANS
| Délégation FO : |
De gauche à droite |
| Bruno MONDON | Yan COURIO Martial MIRAILLES |
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1) Départ de P. BOISSIER.
En attendant la nomination d’un nouveau DG, qui devrait être imminente, Vincent DESTIVAL, actuel directeur de l’ingénierie, assurera l’intérim.
2) Lettre de P.BOISSIER au personnel :
La DG n’a jamais porté l’hypothèse d’un démantèlement. La situation de l’AFPA découle de l’avis du conseil de la concurrence. C’est à l’état de décider. Pour l’orientation 3 hypothèses sont possibles : 1/ bascule à « pôle emploi » 2/bascule au conseil régional 3/création d’une branche orientation avec sa propre identité juridique.
Nous ne sommes pas attentistes sur ce sujet, on n’abandonne pas, on prépare son évolution.
Pour FO : il y a une autre hypothèse, celle que les services d’orientations restent à l’AFPA. Cette posture de la direction démontre bien sa volonté de dérouler la lettre de mission du ministère. Le « c’est pas moi c’est lui » est lamentable. Pour rappel, l’avis du conseil de la concurrence n’est qu’un avis et seule la volonté politique sera déterminante. Notre direction ne porte pas, auprès de la tutelle, l’argumentaire du nécessaire maintien des services d’orientations à l’AFPA. Pourtant, il existe un périmètre juridique pour que l’état maintienne l’institution dans sa mission de service public subventionnée.
3) Stages de perfectionnement :
La direction a mis en place une plateforme téléphonique nationale sur des formations courtes. 3000 catalogues d’offres de formation ont été envoyés dans les entreprises des Pays de la Loire. Cette prestation est sous traitée à un opérateur basé à Vichy, qui préinscrira des candidats dans les centres.
Pour FO : La direction n’a jamais parlé de ce projet qu’elle a pourtant préparé de longue date. Le personnel découvre tout d’un coup l’existence de cette plateforme dans les centres. Le DR est resté très évasif sur les prérogatives de cet opérateur qui semble t-il assure également la facturation des formations transitant par sa plateforme, prenant un pourcentage au passage. Le DR n’est pas au courant ! (pour rappel, il est super DR et membre du COMEX). Cela devient une habitude de nous prendre pour des lapins de 6 semaines !
L’opérateur en facturant va nécessairement capter une partie de nos clients directs qui transiteront par cette plateforme via le numéro d’appel unique. Ca c’est de l’action commerciale ! A force de se tirer des balles dans les pieds, on va finir par marcher sur les genoux….
4) PAS décentralisé
Pour 2009, une subvention globale est maintenue avec un volume égal à 2008. Une convention a été établie avec le CR pour la rémunération stagiaires (hors subvention).
Pour se préparer à la configuration « appel d’offres », la fongibilité de la subvention entre les GFE sera très limitée.
Pour FO : la suppression des passerelles de la subvention entre GRN va évidemment fragiliser ceux qui fonctionnent en majorité sur du PAS. La direction élague le terrain pour purger les activités non rentables. On est vraiment loin de notre mission de service public de la formation professionnelle….
5) Politique salariale 2008
Augmentation de la PRU sur la paye de novembre, mesures individuelles sur décembre. Les tickets restaurants passent de 6 à 7 euros.
Pour FO : la direction appelle cela « politique salariale », nous appelons cela « politique d’austérité ».
Déclaration Force Ouvrière :
« Sur l’industrie : vous mettez l’accent sur l’employabilité au détriment de la qualification, en vous appuyant sur le projet « 6000 compétences » qui devient hypothétique vu la conjoncture actuelle.
Sur le BTP : vous prônez des changements organisationnels sur le champ pédagogique, alors que plusieurs GRN se sont déjà adaptés aux exigences des contrats de professionnalisation.
Sur le tertiaire : après nous avoir affirmé que le conseil régional était intéressé par le dispositif tertiaire, vous émettez quelques réserves sur l’avenir. C’est une manie, de la part de la direction, de persuader les institutionnels et les partenaires que l’AFPA est trop chère, alors que c’est loin d’être le cas.
Sur le commerce distribution : nous nous interrogeons quant à vos intentions sur ce secteur. En effet, le gel d’entrée de plusieurs formations sur le dispositif régional, la culpabilisation des formateurs qui ne font pas assez de FC à votre goût et la pression exercée sur ces derniers, nous semble bien éloignés de la mission de service public que l’AFPA doit à la nation.
Sur le PAS décentralisé, nous n’avons pas d’éléments permettant de voir les orientations visées. Cependant, il semblerait que vous ayez réduit les volumes d’heures sur plusieurs GRN, ce qui les fragilise. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage ! De plus, il semblerait que vous ayez limité la fongibilité de la subvention entre les GRN, ce qui va nécessairement les fragiliser davantage.
Après nous avoir fait l’éloge de votre projet « réussir », qui selon vous devait être le fer de lance du service public régional de la formation professionnelle, vous réduisez les volumes sur le GRN 180. Quelle en est la finalité ?
Ce projet de COR 2009 met l’accent sur l’insertion et le marché privé au détriment des formations qualifiantes, qui constituent pour l’AFPA sa mission principale dans le cadre du service public.
En conséquence, la délégation Force Ouvrière émet un avis négatif sur votre projet de COR 2009.
Ce point a été mis à l’ordre du jour pour aborder le problème du S9 (recrutement direct par les centres). En effet, on peut constater que dans plusieurs centres, des stagiaires entrent directement sur le dispositif qualifiant sans avoir bénéficié d’un S2 (construction de parcours). Ces situations engendrent des taux d’abandons en hausse et des positionnements inadaptés. Cela démontre bien (si besoin était) l’importance majeure des services d’orientation au sein de l’institution. La direction récuse le fait de recrutements parallèles généralisés et parle de disfonctionnements marginaux, qui nécessitent quelques « réglages ».
Pour FO :
Encore une fois nous réaffirmons que les services d’orientation doivent rester à l’AFPA. Ils font partie de l’offre globale de l’institution, permettant à l’AFPA d’effectuer sa mission même sur des publics difficiles. Nous ne sommes pas comme les autres et nous ne devons pas devenir comme les autres. Dans la conjoncture économique actuelle, l’AFPA a toute sa place et doit rester le bras armé du service public de l’emploi et de la formation professionnelle, au bénéfice des demandeurs d’emplois et des publics en difficulté.
PROCHAIN CRE LE 17 DECEMBRE ST HERBLAIN